from Du Bellay’s Songe
9 Tout effroyé de ce monstre nocturne, Je vis un Corps hydeusement nerveux, A longue barbe, à long flottans cheveux, A front ridé, & face de Saturne: Qui s’accoudant sur le ventre d’une urne,5 Versoit une eau, dont le cours fluctueux Alloit baignant tout ce bord sinueux, Ou le Troyen combattit contre Turne. Dessous ses piedz une Louve allaictoit Deux enfançons: sa main dextre portoit10 L’arbre de paix, l’autre la palme forte: Son chef estoit couronné de laurìer: A donc luy cheut la palme, & l’olivier, Et du laurier la branche devint morte.
4
ridé]
1558; ride 1568
6
eau]
1558; eau’ 1569
9
Dessous]
1558; Dessoubz 1568