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Mercure françois de 1638.

Pag. 60. – Ainsi naquit le Dauphin, le fruit du frère Fiacre après 23. années de stérilité de la Reine. Les nouvelles publiques de ce temps reconnoissent qu'il y a du merveilleux dans cette naissance. Louis XIII. dans ses lettres aux Ambassadeurs, assure que tout ce qui a précedé l'accouchement de la Reine fait voir que ce fils lui est donné de Dieu.

1657. – au milieu de tant de graces il étoit tourmenté de mille pensée impures: qui le croiroit? il évitoit en général les conversations avec les femmes et surtout des femmes devotes, parce qu'on s'y engage d'autant plus facilement qu'on voit dans leur conduite plus de retenue et que par un artifice imperceptible de l'amour propre on passe de l'estime de leur vertu à l'attachement à leur personne. Cependant il étoit tenté, qui le croiroit? il régloit ses paroles, ne permettoit rien à ses yeux: cependant il étoit tenté etc. mais rien au fonds n'est si facile à comprendre. Les saints n'ont été de grands saints que parce qu'ils ont eu de grandes passions etc. Le frère Fiacre affligé par ces pensées sales, s'agitoit, se tourmentoit pour les repousser, il se serroit les tempes, se ridoit le front, secouoit la tête, et faisoit mille autres contorsions.

Circonstances de sa mort: Il faut savoir que de l'an 1646 c'est à dire 38 ans avant sa mort il avoit écrit, qu'il étoit arreté de toute éternité qu'on prendroit son coeur après sa mort et que deux religieux de son ordre le porteroient à Notre Dame de Graces pour y être posé sous les pieds de la glorieuse Vierge Marie; il pria ceux qui tireroint son coeur de son corps, de le tirer par le coté, à cause de la pudicité religieuse. Toutes circonstances ont été accomplies à la lettre.

Pag. 368. Il mourut le 16 fevr. 1684 dans la 75me année de son age. Il avoit la taille mediocre, le front grand et large, les yeux bleus, il étoit blanc, avoit les traits assez réguliers; et tout cela formoit une physionomie belle et très religieuse etc. Les peintres ne le perdirent jamais de vue, il en eut toujours de nouveaux qui se succedèrent pour le tirer.

Pag. 370. Dès qu'il fut enterré, le P. Prieur fut à Versailles porter au roi la lettre que ce serviteur de Dieu lui avoit écrite avant de mourir. Le P. Prieur lui presenta encore la donation qu'il avoit fait de son coeur à la sainte Vierge et qui étoit signée de son sang. Le roi baisa la signature avec respect. Voilà, dit-il, un sang qui est bien vermeil.

Pag. 372. Les superieurs remirent ses manuscripts qu'il avoit laissé cachetés avec prière de ne les ouvrir que dix ans après sa mort. Cette dixième année etant enfin revolue le Roi attentif envoya Msr. de Pompone Ministre et Secretaire d'état avec une lettre de cachet qui lui ordonna d'ouvrir les manuscripts du frère Fiacre. Il les ouvrit en presence des superieurs; il en tira quelques papiers qu'il fit porter au Roi.

Wer das Gefühl nicht kennt, Herr eines Staatsgeheimnisses zu sein, das er, nach Belieben, mit in die Ewigkeit nehmen oder verschwatzen kann, an wen er will, müsste einen grossen Spass an meiner Figur gefunden haben, wenn er die selbstgefälligen listigen Mienen, die bisher meiner Feder nachschlichen, hätte belauschen können. Denn freilich kann ein Auge, das so viel auf Nuditäten hält, als das meinige, sein Wohlbehagen nicht bergen, wenn es den seltnen Fall erlebt, einem Mönch seine Kutte vom leib, einer Kammerfrau das Tuch von der Brust zu ziehen, die das Herz eines Tiegers versteckt, und besonders, wie Peter der Grosse im kaiserlichen Ungestüm sich an dem Bette der Maintenon herausnahm, eine Königin zu entblössen, von der man so viel Schönes erzählt. Meine Gesundheitsreise, will ich jetzt, ohne Wortwechsel, jedermann zugeben, der die Sache versteht, hat bis auf den heutigen Tag nur Vorfälle entwickelt, die der Mühe des Erzählens nicht lohnen, die keinen Menschen, als etwa Dich, interessiren können, und dem gemeinsten Reisenden aufstossen. Jetzt aber hoffe ich doch, dass mir die Statistiker, die Biographen und Archivarien, alles Geschwätz der vorigen Blätter der einzigen Perle wegen verzeihen werden, die mir heute der Zufall in die hände spielte. Musste nicht Cook auch lange auf dem Weltmeere herumirren, ehe er auf jene glückliche Insel stiess, wohin noch keine Kultur gekommen war, und wo die schönsten Mädchen noch nackender gehen als in meinem Tagebuche. Ich kann mich jetzt brüsten wie ErMein Otaheite ist gefunden und mein Name verewigt wie der seinige.10

Aber soll ich denn heute gar nicht zur Ruhe kommen? Eben im Begriff, das dritte oder vierte Licht auszulöschen, das meiner nächtlichen Arbeit vorstand, fällt mir noch Saint-Sauveurs Brief in die schläfrigen Augen. Ach Gott, wie trieb sie nicht jede Zeile aus einander! Höre nur, Eduard, was mir der sonst so vernünftige Mann zumutet. Er, der mit Wohlgefallen der Exekution erwähnt, die heute unter seinem Kommando einem Verurteilten das